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Pommard 1er Cru Clos des Poutures 2017 au coeur de la nature

Le millésime 2017

Publié par Armand Heitz le

2017 est mon cinquième millésime. Je commence donc à appréhender la personnalité de chacun de mes terroirs, un peu comme s’ils étaient des amis. J’aime beaucoup rapprocher mes parcelles aux humains. Entre anecdotes et données techniques, je vous raconte mon millésime 2017.

2017 en Bourgogne

Le millésime 2017 en Bourgogne, c’est :

  • Des températures supérieures à la moyenne.
  • Des précipitations inférieures aux années précédentes.
  • Des rendements en hausse par rapport aux années précédentes difficiles.
  • Des vendanges fin août.

 

Travail dans la vigne

La floraison se déroule autour du 28 mai ce qui rapproche ce millésime de 2012 et 2014 en termes de précocité. 

Sur la période végétative d’avril à septembre, nous avons reçu 322 mm de pluie. La moyenne étant plutôt à 391mm, l’année est donc un peu déficitaire sur cette période. La température moyenne a été de 17,3 °C contre 15,85 °C en temps normal.

Avec des précipitations en dessous de la moyenne et des températures au dessus, il n’est donc pas étonnant que les maturités se soient faites plus vite que prévu et que nous ayons dû avancer la date des vendanges. 

Après une série d’analyses réalisées sur les grappes, nous décidons d'attaquer les vendanges le 28 août. 

La fleur n’a pas été très favorable sur nos chardonnays, les rendements en jus sont un peu décevants. Heureusement, la vigne avait une mise à fruit généreuse, ce qui nous permet d’obtenir des rendements entre 35 à 55 hl /ha.

Sur les pinots noirs, la fleur est mieux passée. Le domaine est plutôt sur des vieilles vignes en pinot noir, ce qui nous permet d’avoir des rendements assez réguliers entre 35 à 45 hl /ha.

La qualité de la récolte est superbe avec de jolis équilibres en blanc et un parfait état sanitaire en rouge. 

Pinot noir en cave

Quel style de vin pour 2017 ?

Dès le début des mises en bouteilles, le millésime se montre lisible et gourmand. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui après 2 ans de mise en bouteille. 

J’ai pu lire que certains critiques trouvaient que les pinots noirs pouvaient être trop légers. 

Je suis assez régulièrement dégoûté par les manières qu’utilisent certains journalistes afin de créer des repères généraux sur certains millésimes.

Avec mes amis, un de nos jeux favoris est la dégustation à l’aveugle. C’est un exercice que nous essayons de pratiquer le plus souvent possible et il est très rare que nos palais arrivent à reconnaître un millésime même sur des millésimes parfois diamétralement opposés.  

Dites-moi alors quel intérêt à vouloir standardiser par des codes de journalistes consuméristes des données météo qui ne le sont pas ?

À titre d’exemple, le Chassagne-Montrachet Morgeot rouge est un de mes coups de cœur. C’est vraiment le style de pinot que j’affectionne. Fin et élégant. La couleur n’est pas très intense mais le bouquet est épicé et l’orange sanguine vient rafraîchir en bouche. Si vous chercher du bois, de l’extraction et de la structure, passez votre chemin.

 

Armand Heitz 

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